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Récit d'un soldat australien - 1917 région de Bapaume. | Souvenir Français Arras

Récit d'un soldat australien - 1917 région de Bapaume.

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 Récit d'un soldat australien - Harry Edmonds.

 

Harry Edmonds est né en 1891 en Australie, à l'âge de 17 ans il rejoignit la "Territorial Army". Commandant de batterie en 1917 (114ème batterie de la 14th F.A. Brigade), il nous décrivit dans ses carnets sa campagne en Europe et plus spécialement sa campagne dans le Nord de la France. Nous avons extrait un texte qui concerne sa visite de la ville de Bapaume et son arrivée dans le secteur de Beugny au mois d'avril 1917.

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    " Je me souviens encore être entré à cheval dans Bapaume pour trouver de l’eau pour les chevaux, nous avions entendu dire que les allemands avaient empoisonné tous les puits en se repliant. Je trouvai la ville de Bapaume déserte, l’infanterie n’y était pas encore entrée mais poursuivait son avance tout autour. Nous avons ainsi continué en direction de Cambrai en traversant Beaulencourt, Frémicourt et Bancourt.

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Soldats australiens s'approvisionnant en eau à une fontaine de la place Faidherbe
de Bapaume.

Nous avons atteint la carcasse d’une ferme près de Lebucquière ; Cette nuit-là, deux de mes officiers, les lieutenants Nicholson et Gwynne et moi dormions dans une pièce dont la façade avait été détruite par une explosion jusqu’au moment où le lieutenant Blashki (ses parents étaient polonais) vint nous réveiller aux alentours de deux heures du matin. Nos sacs de couchage étaient couverts d’une couche de 5cm de neige. Blashki m’apportait des ordres d’avancer et de me mettre en « observation », c'est-à-dire de me tenir prêt à lancer une attaque à 8:30 pour appuyer l’infanterie qui allait attaquer et prendre le village de Beugny sur la nationale Bapaume-Cambrai. Il m’apportait aussi un colis de ma mère, une livre de beurre qui tombait du ciel pour nous qui étions condamnés à la ration de margarine à vie.  Il fallut plus d’une heure pour déloger les hommes de leurs cachettes et commencer à harnacher les chevaux et les atteler aux canons et aux chariots de munition. Les chevaux étaient épuisés et pouvaient à peine marcher, encore moins trotter.  Je suis parti en tête avec deux éclaireurs en laissant le soin à Nicholson d’amener la batterie. Il faisait sombre et le jour se levait lorsque nous sommes parvenus au terre-plein d’une ligne de chemin de fer au-delà duquel se trouvait le village de Beugny. Nous n’avons trouvé aucune infanterie, l’endroit était complètement désert. On finit par grimper sur le terre-plein et avec précaution avons regardé la route en contrebas ainsi qu’à droite où le village de Beugny commençait. Aucun signe de vie, nous avons longé la voie ferrée à notre droite et sommes arrivés en haut de  la butte où le terre-plein cessait d’être mais offrait une vue sur les jardins des maisons de la grand-rue qui aboutissaient à la voie ferrée. Toujours aucun signe de vie, l’un des éclaireurs, un jeune homme dénommé Sinclair, descendit dans la grand-rue déserte en traversant une maison et s’écria : « Tout va bien. Y’a personne ici ».

Je n’ai pas compris. J’ai donné l’ordre aux éclaireurs d’attendre l’arrivée de l’infanterie ou de nos canons pendant que j’avançais seul en reconnaissance. Le jour avait succédé à l’aube au ciel nuageux et sombre avec un sol couvert de neige. Je me dirigeai vers mon front gauche et le sommet de la crête d’en face jusqu’à ce que j’aperçus le village de Lagnicourt dissimulé par les arbres. Je fis une pause lorsque je pus voir à au moins 1,5km de distance devant moi et scrutai le sol avec mes jumelles. Presque à l’horizon je remarquai ce qui s’apparentait à des étendues de terre fraîchement labourée. Je baissai mes jumelles suspendues à mon cou par leur courroie et alors que j’observais ce que je croyais être de la fumée au dessus du village de Lagnicourt, je subis un terrible choc. A peine le temps de réaliser et le ciel se remplit d’obus lancés dans ma direction et avant d’atteindre le sol alors que j’avais plongé, un puissant obus explosif de 77 éclata juste en face à une vingtaine de mètres de moi tandis qu’un shrapnel explosa en l’air légèrement à droite. Juste après encore, à environ trente mètres, un obus à gaz percuta le sol à ma hauteur et le sillage de son nuage de gaz gris s’éloigna dans la direction opposée. Je plongeai dans le petit cratère de l’obus explosif, les bords étaient encore chauds suite à l’explosion et je me mis à dégager le plus de terre meuble que je pouvais étant donné que le trou n’était pas assez grand. Toutefois rien d’autre n’arriva. J’attendis, tapi dans le trou mais à découvert dans la neige pendant plus de dix minutes jusqu’à ce que j’entendis à nouveau une salve tirée par trois canons et les obus passer jusqu’au moment de leur explosion sur Beugny.  Je me relevai ensuite et marchai jusqu’à ce que  je fus dissimulé par l’autre versant de la crête et regardai autour de moi. Une pensée m’arriva soudain que ce que j’avais confondu avec du labour était les fils de fer de la ligne Hindenburg, d’une largeur d’environ dix ou douze mètres. Une autre impression dont je me souviens fut celle ressentie juste avant l’explosion de l’obus devant moi. Je suis certain d’avoir vu une fraction de seconde avant, une ligne légèrement courbe, pas droite, s’approcher de moi, mais cela se passa si vite que je n’en gardai qu’une impression fugitive. Quiconque m’avait tiré dessus décida que ça ne valait pas le coup de gaspiller d’autres rafales pour moi. Alors comme je dévalais la crête et retournais vers le terre-plein, je distinguai au loin Nicholson en tête de la batterie qui descendait doucement la pente. La batterie effectua sa descente « en ligne »n c'est-à-dire avec un espace de vingt mètres entre les canons suivis par les chariots de l’artillerie. Quelques salves furent tirées par la même batterie de 77 sans faire de dégâts.  Pendant ce temps, l’un des éclaireurs qui était monté sur le terre-plein revint en courant vers moi porteur d’un pli du Quartier Général de la Brigade. On m’informait que l’attaque avait été repoussée étant donné que l’on pensait que Beugny était encore solidement tenu par l’ennemi et qu’elle n’aurait pas lieu avant d’avoir renforcé l’infanterie. Heureusement, ce coursier, un motocycliste, avait attendu et il repartit avec un message de moi. « ARRIVES BEUGNY A 8 :10 DU MATIN. PAS D’INFANTERIE PRESENTE. ABANDONNE PAR ENNEMI. AVONS OCCUPE BEUGNY. »  J’appris par la suite qu’il y avait un écart d’environ 1km entre deux sections de notre infanterie qui progressait en face de nous. Cet écart fut comblé l’après-midi même, peut-être étais-je le seul soldat britannique que l’ennemi avait aperçu dans ce secteur." ( Extrait du carnet " A soldier's 'catechism'" - Lagnicourt , April 14th 1919" de Harry Edmonds".)

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Harry Edmonds revint à Bapaume durant l'année 1918 avec les troupes  néozélandaises pour la libération définitive de la ville. Au cours d'un bombardement il échappa de peu à la mort, en se refugiant dans une école, une cloche s'écrasa violemment  à côté de lui. Il  emmena cette cloche comme souvenir et  aussi comme porte-bonheur, mais il demanda à son fils après son décès  de renvoyer cette cloche à sa ville d'origine. En 2013 son fils  nous  fit parvenir la cloche avec une copie des carnets et un portrait peint de son Père à la Mairie de Bapaume qui en fit don au Musée de la Société Archéologique de Bapaume et ses Environs.

Tous nos remerciements à Bob Edmonds, le fils de Harry, qui a bien voulu nous remettre une copie des carnets de son Père, la cloche ainsi que son portrait peint. 

Remerciements particuliers à M. Parsy qui a bien voulu assurer la traduction du carnet.