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Sur les traces de la 110e Brigade en Artois-Sud. | Souvenir Français Arras

Sur les traces de la 110e Brigade en Artois-Sud.

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 Sur les traces de la 110e brigade en Artois Sud

Texte et documentation d' Annie Damiens et Emmanuel Riche.

Remerciements à Emmanuel Riche (Membre du Souvenir Français d'Arras et Environs) qui  a nous a donné l'autorisation de publier ce récit.

 

En septembre 1915 au sud de l'Artois, les troupes françaises en place depuis octobre 1914 sont en partie relevées par l'armée britannique. La 110e brigade de la 37e division, baptisée "brigade du Leicestershire" et composée de 4 bataillons du Leicestershire Regiment numérotés de 6 à 9, vient alors prendre ses quartiers à Berles-au-bois et Bienvillers-au-bois, pendant qu'à Pommier, s'installe son quartier général. Tour à tour, deux des bataillons sont au service des tranchées devant Monchy-au-bois, village fortifié et fermement occupé par le 73e régiment de fusiliers de Hanovre.

Pendant de longs mois, les soldats, pour la majorité des volontaires de la nouvelle armée britannique levée par Lord Kitchener, vont effectuer là le dur apprentissage de la guerre de tranchée. Ils vont partager leurs activités entre exercices, patrouilles dans le no man's land, raids éclairs contre l'ennemi, aménagement et entretien des positions. Ils vont également cohabiter et partager les bons et mauvais moments avec la population civile encore présente dans les villages et ce malgré la proximité du front. Plusieurs épisodes marqueront pour toujours la vie de la brigade en Artois: les pertes de plusieurs officiers et soldats, la trêve de décembre 1915 près du moulin de Monchy, le tragique bombardement du 3 février 1916 sur le village de Berles et quelques actes de bravoure devant l'ennemi récompensés par des décorations.

Le 1er juillet 1916 alors que se déclenche l'offensive de la Somme, les 4 bataillons de la 110e brigade sont regroupés et placés en réserve à Souastre et Humbercamps. Le premier épisode artésien des Tigres de Leicester se termine alors. Ils ne reviendront qu'au printemps 1917 après le repli allemand. En ce début juillet 1916, Ils vont intégrer définitivement la 21e division et participer à leur tour à la bataille de la Somme. Le 14 juillet suivant est marqué par leur premier et véritable engagement devant le village de Bazentin-le-petit. Les pertes y seront terribles car plus de 1900 soldats de la brigade seront tués, blessés ou portés disparu.



 

Berles-au-bois à l'heure anglaise

En arrivant à Berles, les officiers, sous-officiers et soldats de la 110e brigade sont immédiatement répartis dans les fermes et habitations de la localité. Ces cantonnements seront pour plusieurs mois des lieux de repos à l'abri des intempéries mais certainement pas des obus allemands. Seuls les souterrains serpentant sous le village seront capables de contenir un bataillon entier et d'assurer une véritable protection à la troupe.

En surface, les soldats peuvent profiter de l'hospitalité des Berlois et commercer avec eux. Les estaminets, dont l'ouverture est réglementée par l'autorité militaire, sont des lieux de rencontre animés où l'on oublie vite les moments difficiles de la journée. Des différends existent parfois entre soldats et civils. C'est l'occasion pour Monsieur Damiens, maire de la commune, et Monsieur le curé de réceptionner les plaintes et de se faire les porte-paroles des victimes auprès de l'officier britannique désigné comme "commandant du village".

Les obus allemands tombent régulièrement sur le village causant des pertes. Les civils ne sont pas épargnés. Clodomir Demailly est tué le 3 février 1916 pendant un bombardement qui décime une musique militaire exécutant un concert pour la troupe rassemblée. Plus tard en avril 1916, Eustache Camus est à son tour mortellement atteint dans son habitation par l'explosion d'un obus.

Après le départ de la 110e brigade en juillet 1916, il ne restera du passage de cette grande unité dans le village que des sépultures et quelques graffitis laissés ça et là sur les murs de pierres blanches par des soldats.



 

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Isaac Leonard 'Dick' Read (1895-1971)

Né à Eastbourne dans le Sussex en 1895, 'Dick' Read est l'aîné de 4 enfants, 3 frères et une soeur.  Après des études au lycée d'Eastbourne, il entre comme apprenti-ingénieur à la manufacture Gimsons de Leicester. Avec la déclaration de guerre, les commandes de l'usine diminuent fortement car l'Allemagne constitue un marché important, et l'apprentissage de 'Dick' semble bien compromis. A l'automne 1914 comme beaucoup de jeunes hommes de son âge, 'Dick' Read s'engage dans la nouvelle armée britannique pour répondre à l'appel du ministre de la guerre, Lord Kitchener. Après plusieurs mois d'entraînement en Angleterre, lui et son bataillon sont envoyés sur le front Ouest. Simple soldat au début de la guerre dans le 8e bataillon du Leicestershire Regiment, il terminera le 1er conflit mondial comme officier subalterne dans le Royal Sussex Regiment. Pendant toute la guerre, il rédige son carnet de guerre qu'il agrémente avec talent d'aquarelles et de dessins.

Son passage à Berles-au-bois entre septembre 1915 et juillet 1916 l'a profondément marqué à tel point que de retour en Angleterre après guerre, il baptisera sa maison "Berles".

Ses mémoires de guerre seront publiées sous le titre de "Of those we loved" en 1994, 23 ans après sa disparition. En 1997, son fils Chester Read profitant d'un pèlerinage en Artois viendra remettre à la commune de Berles un exemplaire du livre.

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Ernst Jünger, officier au 73e fusiliers

Face à la 110e brigade, le 73e régiment de fusiliers de Hanovre occupe le village fortifié de Monchy-au-bois. Cette unité, commandée par le colonel Von Oppen, compte dans ses rangs Ernst Jünger, l'un des plus célèbres officiers allemands du premier conflit mondial. Ce soldat sera après guerre l'auteur d' "Orages d'acier", le meilleur témoignage allemand connu sur la grande guerre. Tour à tour au repos à Douchy-les-Ayette et en première ligne à Monchy-au-bois, Ernst Jünger rédige sur son carnet de guerre les événements vécus jour après jour par lui et ses compagnons. Il est notamment l'un des acteurs de la trêve de décembre 1915 devant le moulin de Monchy. A cette occasion, il rencontre dans le no man's land le capitaine Wratislaw du 8e bataillon du Leicestershire Regiment. Après quelques minutes d'entretien franc et amical, les deux hommes se déclareront une nouvelle fois la guerre avant de regagner leurs tranchées respectives.

Ernst Jünger et son régiment quitteront Monchy-au-bois à l'été 1916 pour rejoindre comme la 110e brigade le terrible front de la Somme.

 

Pour des renseignements plus complets, l'association "Artois-Sud 14-18" dirigée par Emmanuel Riche a publié un livret bien documenté : "Des Tigres face aux fusiliers de Hanovre", le prix est fixé à 7 € (Hors frais de port). Pour les commandes ou renseignements tel : 06 64 82 13 32

Adresse email : emm.riche@laposte.net

Site internet : www.artoisud14-19.com

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