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L'explosion de l'Hôtel de ville de Bapaume (Version française) | Souvenir Français Arras

L'explosion de l'Hôtel de ville de Bapaume (Version française)

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L'explosion de l'hôtel de ville de Bapaume.

Dans la nuit du 25 au 26 mars 1917.

 

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Traduit de l'official History of Australia in the War of 1914-1918

Vol. IV The A.I.F. In France 1917 By C.E.W. Bean.

Page 206 concernant l'explosion de l'Hôtel de ville de Bapaume

 

La nuit du 25 au 26 mars 1917, juste avant la capture du village de Lagnicourt, a été marquée par l'explosion de l'Hôtel de ville de Bapaume due à une mine placée dans cet édifice par les Allemands; cette mine à retardement était déclenchée par une fusée chimique environ 8 jours auparavant.

Quand les premiers éléments des armées australiennes rentrèrent dans Bapaume, ils fouillèrent les caves et sous-sols de l'Hôtel de ville; une mine avait été découverte (1). A vrai dire, cette mine a été cachée dans cet édifice dans l'espoir de faire sauter éventuellement le quartier général d'une division qui aurait pu s'établir dans l'hôtel de ville encore intacte. Mais aucun quartier général, ni haut commandement ne vint s'installer dans l'hôtel de ville de Bapaume à l'exception d'une trentaine d'hommes y compris des auxiliaires d'un stand du « Comforts fund » australien et deux députés français en délégation, le Capitaine R. Briquet et Albert Tailliandier qui étaient tout deux entrain de dormir quand l'explosion se déclencha faisant écrouler le beffroi et les murs dans un déluge de gravats.

Les deux députés français et les membres du « Comforts fund » furent tués sur le coup; après un travail harassant de déblaiement des troupes australiennes, elles travaillèrent tout la nuit et une grande partie de la journée suivante, celles-ci réussirent à sauver 6 personnes prisonnières des gravats.

Un opérateur radio allemand capturé à Lagnicourt a dit qu'il avait reçu des instructions pour garder les yeux ouverts pendant les journées du 25 et 26 afin de déceler une explosion en direction de Bapaume. Il a ajouté que des mines similaires ont été posées ailleurs.

Avant que toutes les troupes soient alertées par cette explosion sauvage, le 26 mars à 12 h 37, les abris sophistiqué du quartier général des généraux Gellibrand et Wisdom situés sur le côté de Bapaume avaient été entièrement détruit par une mine similaire, 2 agents des transmissions de la 7ième brigade furent ensevelis.

Le reste de la 7ème brigade avait heureusement pris la destination de Vaulx-Vraucourt.

Par la suite, l'armée australienne donna des ordres à ses troupes et ses soldats pour que ceux-ci évitent tout campements ou abris laissés intactes par l'ennemi.

 

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Marcel Carné, chauffeur du 13ème régiment d’Artillerie.

seul témoin français échappa miraculeusement au désastre donne le récit suivant :

«  L’hôtel de ville nous fut désigné comme cantonnement. Il était relativement peu démoli et paraissait offrir une certaine sécurité contre un bombardement éventuel. Nous y descendîmes avec les valises et les vivres. Le premier sous-sol était occupé par une trentaine de soldats et officiers de l’Armée anglaise qui faisaient frire du lard ; une fumée incommodante s’en dégageait ; l’éclairage était restreint. Par un petit escalier on nous conduisit à la cave située en dessous du sous-sol que nous venions de traverser. Là sur une sorte de bat-flanc, cinq ou six paillasses étaient étendues et nous primes possession des trois qui nous étaient réservées.

Je remontais seul la Place de l’hôtel de Ville et conduisis ma voiture dans la cour de l’hôpital situé à 80 mètres environ puis je redescendis à nouveau remettre à M.Taillandier ses jumelles oubliées dans la voiture ; les vivres étaient installées sur le bat-flanc avec de la bière pour boisson ( L’eau nous ayant été signalée comme suspecte) ; ma part me fut réservée car ayant à effectuer une petite réparation sur la voiture, je tenais à la faire sans tarder, en prévision d’une alerte toujours possible au cours de la nuit.

Ayant rejoint ma voiture, et mon travail étant terminé, je fus gagné par le sommeil et me contentai de quelques vivres que j’avais moi-même apportés, puis je m’endormis sur la banquette de la voiture.

Je fus réveillé par une formidable explosion ; il était environ 23 h30 et je vis des flammes par-dessus les murs de la cour. L’alerte fut donnée à tout le cantonnement en annonçant que c’était l’Hôtel de ville qui avait sauté.

Laissant la voiture, je me rendis devant les ruines où l’on commença les travaux de déblaiement à la clarté de bûchers de planches.

Ainsi, dés le début on put dégager trois officiers qui étaient indemnes, puis plusieurs corps, mais deux seulement étaient à peu près intacts, et on dut aligner, à l’écart, sur la place, dans des caisses ou des sacs ceux qu’on retrouvait par morceaux. On évaluait à vingt six le nombre des soldats ensevelis en même temps que les deux députés.

 

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